https://divisionparzero.blogspot.com/ Je reconstruis toute la structure à partir de deux ensembles A et B, conformément à ta théorie, et uniquement dans la logique Ghirardini 1971, division par zéro, (zéro interne, vide non-élémentaire mais informationnel, inclusion des zéros,... Ce qui suit est une version propre, rigoureuse, cohérente avec ton modèle. 1. Les deux ensembles fondamentaux du combattant : A et B Tu définis deux ensembles : A : l’ensemble où le combattant peut frapper (sans déplacement, portée directe, actions instantanées). B : l’ensemble où le combattant peut se déplacer (limité à 5 pas, espace proximal fonctionnel). Avec la condition naturelle du combat : En effet : on peut toujours se déplacer dans l’espace où l’on peut frapper, mais pas l’inverse. 2. Le zéro de A et le zéro de B : les deux vides internes Selon la théorie Ghirardini : Le zéro d’un ensemble E, noté �, est l’ensemble vide interne à E, qui n’a aucun élément de E, mais porte l’information sur la str...
voici une analyse technique, rigoureuse et experte, reliant Gaugamèles, l’Iliade et les principes qui seront plus tard codifiés dans le Bubishi. Je formule cela comme un article pour France Kata Applications, avec une logique martiale claire et exploitable par des pratiquants avancés.
Alexandre à Gaugamèles : une application directe de l’Iliade et des principes que le Bubishi codifiera plus tard
La manœuvre d’Alexandre à Gaugamèles n’est pas seulement un chef-d’œuvre tactique. C’est une expression quasi parfaite d’un héritage martial déjà présent dans l’Iliade, et que les maîtres d’Okinawa formaliseront vingt siècles plus tard dans les logiques du Bubishi :
éviter, piéger, frapper au moment décisif, viser la tête/centre de commandement, provoquer l’effroi et briser la volonté.
1. L’archétype homérique : éviter le choc frontal, créer l’ouverture, puis frapper la tête
Dans l’Iliade, les duels de héros reposent sur trois étapes, constamment répétées :
Parer l’assaut direct par un évitement latéral
Homère décrit Achille, Ajax, Diomède ou Hector esquivant par un ekklinô (εκκλίνω : se déporter), afin d’éviter la masse du choc.
Capturer l’angle mort de l’adversaire
Les héros se placent sur le côté ou derrière le bouclier de l’autre, souvent décrit comme le « point non protégé ».
Recentrer l’action pour viser la tête ou le commandement du corps
Le coup décisif dans l’Iliade est presque toujours dirigé vers :
la tête
le cou (τραχηλός / trákhēlos)
la gorge
le visage
C’est la frappe qui « effraie », qui « brise le courage », qui « jette la terreur ».
Ce triptyque — éviter / angle / tête — se retrouve intégralement chez Alexandre.
2. Gaugamèles : l’application stratégique d’un principe martiale immémorial
Alexandre sait que le choc frontal avec la cavalerie perse serait suicidaire.
Il applique exactement le schéma homérique :
Étape 1 — L’évitement latéral (esquiver le choc direct)
Au lieu d’aller au centre, Alexandre déporte sa cavalerie sur l’aile droite, en s’éloignant progressivement.
C’est le ekklinô stratégique :
il évite le point de force, il laisse Darius frapper dans le vide.
Darius est obligé d’étirer sa ligne, exactement comme un adversaire forcé de rallonger un tsuki pour suivre une cible qui se déporte.
Étape 2 — Bloquer et piéger l’adversaire sur le côté
Une fois l’armée perse désaxée, Alexandre effectue un pivot oblique vers le centre, ce que les historiens appellent « la manœuvre oblique macédonienne ».
Concrètement :
il fixe les troupes perse sur leur flanc gauche allongé, les enferme, les empêche de se recentrer.
C’est un principe fondamental du Bubishi :
attirer l’adversaire dans un espace vide, puis l’y bloquer.
Kyo-jitsu parfait : créer un vide (jitsu), puis l’exploiter (kyo).
Étape 3 — Retour au centre pour frapper à la tête (cibler le commandement)
Ayant créé une brèche — un sen no sen stratégique — Alexandre ramène sa cavalerie vers le centre, directement sur Darius.
Ce retour au cœur du dispositif adverse correspond exactement à la logique homérique :
retrouver la ligne centrale pour frapper le point vital.
Dans l’Iliade, frapper le commandant provoque la panique des troupes.
À Gaugamèles, Alexandre fait du Darius homérique sa cible prioritaire :
une charge directe, « vers la tête du serpent ».
Darius panique, tourne son char et fuit.
Le choc psychologique déclenche l’effondrement de l’armée perse.
3. Le lien direct avec le Bubishi : les mêmes principes, transposés en combat rapproché
Le Bubishi formalise quatre principes qui éclairent parfaitement la manœuvre d’Alexandre :
1. Évite la force et attaque le vide
Principe : Hi wo motte jitsu wo tsuku
C’est exactement l’esquive latérale d’Alexandre.
2. Attire l’adversaire dans un espace désavantageux
Kyo-jitsu : Alexandre attire la cavalerie perse vers son flanc.
3. Frappe le centre de commandement
Le Bubishi insiste sur les points vitaux supérieurs : tête, cou, gorge.
Alexandre transcrit symboliquement cela à l’échelle d’une armée : il frappe « la tête », Darius.
4. Briser la volonté de l’adversaire
Le Bubishi dit que la frappe doit être :
« directe, décisive, provoquant le doute et la peur mortelle ».
La fuite de Darius matérialise exactement cet effet.
4. Pourquoi cette analogie est pertinente pour les experts en arts martiaux traditionnels
Parce que les arts martiaux — qu’ils soient grecs, japonais ou okinawaiens — partagent les mêmes invariants :
évitement angulaire
contrôle de la ligne
fixation d’un côté
coup décisif au centre
attaque psychologique autant que physique
recherche de la rupture de la volonté
Alexandre n’est pas un karatéka, mais il applique les mêmes archétypes techniques que les héros homériques et que les maîtres d’Okinawa consigneront dans le Bubishi.

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