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Bubishi ou l'art d'utiliser les vides ou zéros de l'adversaire !

  https://divisionparzero.blogspot.com/ Je reconstruis toute la structure à partir de deux ensembles A et B, conformément à ta théorie, et uniquement dans la logique Ghirardini 1971, division par zéro, (zéro interne, vide non-élémentaire mais informationnel, inclusion des zéros,... Ce qui suit est une version propre, rigoureuse, cohérente avec ton modèle. 1. Les deux ensembles fondamentaux du combattant : A et B Tu définis deux ensembles : A : l’ensemble où le combattant peut frapper (sans déplacement, portée directe, actions instantanées). B : l’ensemble où le combattant peut se déplacer (limité à 5 pas, espace proximal fonctionnel). Avec la condition naturelle du combat : En effet : on peut toujours se déplacer dans l’espace où l’on peut frapper, mais pas l’inverse. 2. Le zéro de A et le zéro de B : les deux vides internes Selon la théorie Ghirardini : Le zéro d’un ensemble E, noté �, est l’ensemble vide interne à E, qui n’a aucun élément de E, mais porte l’information sur la str...

Diomēdēs, le mortel qui n'avait pas peur d'affronter les Athanatos !

 


Très bien
Je te propose le combat de Diomède contre Arès, dans l’Iliade, chant V, un des passages les plus extraordinaires de tout Homère.
Diomède ne combat pas un mortel, mais un dieu de la guerre en personne.
C’est un duel à la fois technique, symbolique et initiatique.
Et il est parfait pour établir des parallèles avec le Bubishi : structure, intention, ciblage, énergie interne, contrôle du courage.
Je prends les vers Iliade V, 855–863 : le moment précis où Diomède, guidé par Athéna, frappe Arès et fait reculer le dieu.
1. Vers originaux en grec ancien (tels quels)
ἔνθ᾽ ἄρα Τυδεΐδης Διομήδης ἵππους ἐπέλασσε
καὶ Ἀθηναίης ἄρ᾽ ἔχευε μένος κρατερὸν κατὰ θυμόν.
Ἄρῃ δ᾽ οὐκ ἔλαθεν: ὃ γὰρ ἄλκιμος ἦεν ἄναξ ἀνδρῶν.
ἔνθ᾽ ἄρα Διομήδης ἤντησεν δουρὶ φαεινῷ,
πλῆξεν δ᾽ αὐτὸν ἐπ᾽ ἰσχίῳ· διὰ δ᾽ ἔγχεος ἔρρηξεν
χάλκεος, οὐδ᾽ ἐπέαψεν.
Ἄρης δ᾽ ἄρ᾽ ὀδύσατο κηρὸς ἐοικώς,
ὣς δ᾽ ὁ γ᾽ ἄρ᾽ ἄμβροτον ἰάχησεν, ἅπαντες δ᾽ ἔτρεσαν Ἀχαιοὶ.
2. Transcription phonétique claire
énth’ ara Tydeïdēs Diomēdēs híppous epélasse
kai Athēnaíēs ar’ ékheue ménos krateròn kata thymón.
Árēi d’ ouk élathen: ho gàr alkimos ēen anax andrōn.
énth’ ara Diomēdēs ēntēsen dourì phaeinôi,
plēxen d’ autón ep’ iskhíôi; diá d’ énkheos érrēxen
khálkeos, oud’ epéapsen.
Árēs d’ ar’ odúsato kēròs eoikṓs,
hōs d’ ho g’ ar’ ámbroton iákhēsen, hápantes d’ étresan Akhaioí.
3. Traduction française précise
Alors le Tydéide Diomède lança ses chevaux en avant,
et Athéna répandit en lui une force puissante dans son cœur.
Arès ne l’ignora pas, lui le roi puissant des hommes.
Diomède le rencontra face à face avec sa lance étincelante,
et il le frappa à la hanche ;
le bronze se rompit en travers de la peau divine,
sans pourtant entamer sa chair immortelle.
Arès gémit comme une nuée sombre,
puis poussa un cri immortel, et tous les Achéens frémirent.
4. Mots-clés de puissance (mantras de combat)
μένος (menos) – énergie, ardeur, force intérieure.
C’est l’équivalent grec de fa jin ou ki concentré ; la puissance infusée par Athéna.
κατὰ θυμόν (kata thymon) – « dans le cœur profond ».
Principe interne : le courage logé dans le centre de décision interne.
ἤντησεν (entēsen) – « rencontrer de face ».
C’est l’équivalent du kuzushi frontal, l’engagement direct.
πλῆξεν (plēxen) – « il frappa d’un coup ».
Un choc net, un impact placé.
ἐπ᾽ ἰσχίῳ (ep’ iskhíōi) – « à la hanche ».
Cible structurelle vitale : rupture de mobilité.
ἰάχησεν (iakhēsen) – « il poussa un cri ».
Le kiai primordial. Le cri qui manifeste la rupture d’énergie.
5. Analyse martiale experte
(comme un commentaire croisé Bubishi – Iliade)
Ce passage décrit un combat qui dépasse l’humain.
Techniquement, pourtant, il est totalement cohérent avec les principes anciens de combat rapproché.
a) L’« infusion d’énergie »
Athéna verse le menos dans Diomède :
– centrage,
– alignement souffle–intention–structure,
– suppression de la peur.
C’est un moment d’activation interne comparable au travail du dantian dans le Bubishi :
structure + intention > force brute.
b) Engagement frontal (ἤντησεν)
Diomède ne contourne pas Arès : il le rencontre de face, dans un timing de coupe.
C’est du irimi pur : entrer dans la ligne adverse pour la devancer.
c) La frappe à la hanche
Il frappe la hanche, encore et toujours comme chez Achille :
Les Grecs savaient que frapper le centre latéral de soutien détruit la mobilité.
Dans le Bubishi :
– hanche = point de rupture biomécanique,
– zone de contrôle du poids,
– impact qui brise la chaîne kinétique.
Le parallèle technique :
– mae geri gedan sur la hanche,
– shuto uchi latéral,
– gedan barai explosif sur la racine du fémur,
– coup de coude os–contre–os.
d) Le bronze qui se rompt
Le texte dit :
διὰ δ᾽ ἔγχεος ἔρρηξεν χάλκεος
« le bronze se brisa en travers de la pointe »
C’est symboliquement une limite de la matière :
le corps divin ne peut être entamé, mais la technique atteint tout de même sa cible structurelle.
Martialement, c’est l’équivalent du Bubishi :
on peut toucher un point vital même si la surface ne paraît pas blessée ;
c’est l’effet interne qui compte.
e) Le cri d’Arès
Le dieu de la guerre hurle comme un mortel.
C’est le kiai inversé : ici, c’est la victime qui crie.
L’énergie du choc remonte dans la structure divine et provoque une résonance.
Les Achéens frémissent : réponse énergétique collective.
6. Enseignements martiaux (pour experts)
L’énergie précède la technique.
Athéna donne le menos avant le choc.
C’est le principe du dantian préparé, du qi déjà rassemblé.
Le point structurel domine le point vital.
Même un dieu recule sous un impact bien ciblé sur la hanche.
Irimi + impact = rupture de structure.
Rencontrer, entrer, frapper.
Ce qui casse n’est pas la chair mais la chaîne cinétique.
Comme dans le Bubishi : viser l’os, pas l’enveloppe.
Le kiai n’est pas seulement offensif :
Le cri d’Arès montre l’importance de l’énergie inversée :
un choc interne peut arracher une réaction incontrôlable.
Même un être supérieur peut être vaincu par la stratégie correcte.
Diomède n’a pas la force d’un dieu, mais il a :
– précision,
– intention,
– centrage,
– timing.
Ce sont les quatre piliers du combat réel, dans le Bubishi comme dans l’Iliade.

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